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North River Ranch
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Santé écologique

Des bovins Highland, faits pour ce coin de pays

Nous élevons des bovins Highland parce que la race convient à nos terres froides et humides — et nous les menons à faible stress, ce qui veut surtout dire passer du temps parmi eux tous les jours.

Nous élevons des Highland pour une raison toute simple : la race a été façonnée par les collines froides et mouillées de l'Écosse, et elle garde son état de chair à travers un hiver québécois sur un fourrage grossier qui pousserait une bête plus lourde à chercher l'abri et à puiser dans ses réserves. C'est tout l'argument — être fait pour ce lieu. Ce n'est pas prétendre qu'une race en bat une autre, seulement que celle-ci convient au terrain que nous avons.

Nous sélectionnons donc avec l'environnement plutôt que contre lui — en retenant, dans la lignée de Johann Zietsman, les vaches qui prospèrent à l'herbe seule, et en réformant vers la même adéquation, génération après génération. Nous laissons les bêtes mériter leur place : celles qui vêlent sans mal, font de bonnes mères, redeviennent gestantes à temps et gardent leur état à l'herbe à travers nos hivers, plutôt que des bêtes soutenues contre le climat à coups d'intrants supplémentaires. Choisir pour cette adéquation est plus lent qu'acheter un résultat rapide, et c'est la part qui, croyons-nous, se cumule d'une génération à l'autre.

La même logique guide la santé du troupeau. Garder les vermifuges chimiques de routine hors du pâturage est un objectif permanent, et un animal qui a réellement besoin d'un traitement est retiré, traité à part, puis acheminé vers la sortie du troupeau plutôt que porté à bout de bras — le principe d'élevage, encore une fois : garder les animaux qui conviennent, et ne pas payer pour soutenir ceux qui ne conviennent pas. Pourquoi ces vermifuges comptent pour la vie du sol sous nos pieds, c'est expliqué dans les méthodes de mesure de l'Almanach.

Un vieux proverbe veut que le pied du fermier soit le meilleur des fumiers — que la terre et les bêtes se portent le mieux sous l'attention quotidienne de la personne qui marche sa terre. La manipulation à faible stress, dans la lignée du regretté Bud Williams, est notre façon de garder cette attention proche; la pratique — zone de fuite, pression et relâchement — est expliquée sur la page Le troupeau. Des bêtes calmes sont plus sécuritaires à côtoyer, plus faciles à déplacer dans une rotation, et tout simplement mieux dans leur peau.